Parodie du Pater


Pater sur les affaires du temps
1


Notre père qui êtes à Versailles, votre nom n’est point sanctifié, votre royaume est bien ébranlé, votre volonté n’est point faite à la terre, ni au ciel; mais donnez-nous aujourd’hui le pain que vous nous avez ôté2 ;pardonnez à votre Parlement d'avoir vos droits avec zèle soutenu, comme nous pardonnons à vos ministres qui les ont vendus, et de la Pompadour ne succombez plus aux tentations, mais délivrez-nous du Diable et de D'Argenson. Amen. 3.

  • 1. Autre titre: Imitation du Pater (Marseille)
  • 2. pardonnez à votre parlement comme vous l’avez fait au ministre qui vous a offensé ; à la tentation de la Du Barry succombez ; mais délivrez-nous du Diable et du chancelier ; ainsi soit-il. (BM Marseille)
  • 3. Le Français, dans tous les malheurs qui lui arrivent par les impôts et les vexations qu’on lui fait essuyer, se console de tout pourvu qu’il puisse faire des vers, des chansons, en un mot des riens. Voici encore une pièce qu’on peut nommer à juste titre un rien (BM Marseille).

Numéro
£0136


Année
1753 juin

Notes

Ce poème qui en 1753 reproche Mme de Pompadour au Roi, reprend vingt ans plus tard le même reproche, mais à propos de Mme du Barry.


Références

Marseille, MS 533, f°156

Mots Clefs
Parodie du Pater, Louis XV, du Barry, chancelier