Lettre du Roi à Mgr le Dauphin

Lettre du Roi à Mgr le Dauphin,

écrite du camp de la Commanderie, du 2 juillet 1747

 

Je ne doute pas que Cabanac ne vous fasse plaisir à le voir, peut-être regret [sic]

Mais mon cher fils, vous avez de quoi vous consoler si vous faites aussi bien que nous d’une toute autre manière. Dites à vos sœurs qu’il ne m’est pas possible de leur écrire présentement, non plus qu’à votre femme. Dites-lui que notre général n’a jamais été si grand qu’en ce jour ; mais de le gronder en le complimentant, de s’être exposé comme un grenadier. Adieu, mon cher fils, la vie que nous menons depuis trois jours n’est pas délassante. Je vais tâcher de reposer. Je vous embrasse  et aime de tout mon cœur. Vous avez deux menins de blessés, le comte de Lorge légèrement, Froulé le bras cassé. On espère qu’il ne le perdra pas. La Martinière et Bagieux en ont bonne espérance, quoiqu’ils ne l’aient pas pansé. C’est celui de M. le comte de Clermont qui est excellent. Le commandeur d’ici a changé d’hôte ; hier c’était le duc de Cumberland, aujourd’hui c’est moi. Je crois ce duc bien fâché ; je ne sais cette fois-ci ce qu’il mangera.

Numéro
£0066


Année
1747

Notes

Lettre du Roi à Mgr le Dauphin, écrite du camp de la Commanderie, du 2 juillet 1747


Références

Maurepas, F.Fr.12650, p.161 - F.Fr.13658, p.337

Mots Clefs
Lettre du Roi à Mgr le Dauphin