Lettre écrite de… en Flandre, à MM. de l’Académie française, par Mademoiselle de Seine, comédienne du Roi

Lettre écrite de… en Flandre, à MM. de l’Académie française, par Mademoiselle de Seine, comédienne du Roi1


Messieurs

Ce n’est point par un esprit de révolte aux ordres du roi, que je suis sortie des terres de son obéissance, ni que j’ai trouvé la Salpêtrière, à laquelle sa lettre de cachet me condamnait, une punition trop ignominieuse2. Je n’ai point honte de l’avouer. Je sais, dès le berceau, que c’est le lieu où l’on corrige la débauche ; qui, plus que nous, mérite d’y être renfermé ? En vain crierions-nous que nous sommes des privilégiées à la suite de la cour ? En vain réclamerions-nous des libertés théâtrales dont nous n’avons d’autres titres qu’une longue possession, et qui s’évanouissent, dès qu’il plaît aux quatre seigneurs qui nous gouvernent avec autant d’équité que d’esprit et de bon sens. Il est inutile de vous les nommer, messieurs. Vous avez admiré, avec toute la France, la sagesse et le succès du Mémoire qu’un puissant duc3 présenta, il y a quelques années, à Sa Majesté. Vous connaissez tous ce jeune héros4 qui, après une chute aussi prudente que glorieuse pour sa maison, conserve cependant assez de sang-froid pour écrire les plus jolis vers du monde5 ; et ce n’est pas la peine de vous citer deux autres grands ducs6, dont la fierté bien placée et la mine avantageuse font l’ornement de la cour, et dont on peut assurer qu’ils sont tout pleins d’esprit7.

Mais, messieurs, votre considération m’a fait croire ma résistance légitime, et mon obéissance un crime de lèse-académie. J’ai songé combien de rares personnages j’allais déshonorer, sans compter le grand cardinal8, sous le ministère duquel s’est faite l’association de notre compagnie à votre troupe. Elle a rendu notre gloire et notre honte communes, en me déclarant la consœur de tout ce que les trois ordres du royaume ont de plus brillant.

J’ai pour confrères dans l’Église : 1° Deux éminences illustres ; l’une pour avoir servi de planche aux saintes usurpations de la pourpre romaine9, l’autre par le goût qu’elle aurait de troquer son loisir philosophique contre les travaux du ministère10, et toutes les deux par l’esprit ecclésiastique, je veux dire par l’abnégation d’elles-mêmes, et par le mépris des grandeurs et des délices de la terre.

2° Un grand archevêque11, distingué par sa bonne foi, par tant d’ouvrages solides qui ont paru sous son nom, et qui le rendent digne d’entrer dans le sacré collège, ou, du moins, d’être précepteur du Dauphin.

3° Quatre évêques : le premier a cultivé si heureusement le génie et le cœur d’un grand prince12 ; le second a renoncé à la gloire de la chaire, et, par une humilité digne des apôtres, se consacra tout entier au service de l’Hôpital13 ; le troisième, par la régularité de ses mœurs, a mérité d’être appelé le Dieu de la bonne compagnie14, et le quatrième d’avoir place dans le Tribunal du blond Phœbus, pour avoir eu le secret d’endormir, avec une oraison funèbre, le Parlement ennemi du vice-Dieu15.

4° Deux célèbres abbés : l’un a servi de binet à un cardinal dans un pèlerinage au Temple du Goût16, l’autre, mi-parti de long et de petit collet, est le vrai et l’indéfinissable Chrysologue17.

La noblesse ne m’offre pas parmi vous, messieurs, des confrères d’un moindre prix. Je vois d’abord un grand maréchal18, jadis héros désintéressé sur l’empire de Neptune, qui occupe aujourd’hui son loisir à acheter et à mettre en pile livres sur livres, et tableaux sur tableaux, pour orner incessamment son inventaire.

Je vois trois ducs, presque gentilshommes : le premier, qui descend en ligne directe d’un favori de votre fondateur, célèbre par des expériences de magie et par l’honneur qu’il vient de faire à une maison souveraine19 ; le second, aussi sublime poète que fin politique, est l’avocat de la comédie auprès du Saint-Siège20, et le troisième, digne gendre d’un héros pieux, est dans le lit d’honneur accablé sous les lauriers de son père21.

Je vois encore un marquis, berger immortel d’une princesse aussi belle que sage22.

Partageons en trois classes les confrères que j’ai dans le tiers état. Ceux que la première comprend, sont ce que la robe a de plus distingué. C’est le chef de la cour des pairs23, recommandable par l’antiquité de sa race, par l’estime universelle, et pour avoir renouvelé la charité de saint Julien l’hospitalier.

C’est un président24, auteur à moitié de quelques pièces dramatiques, jugées, par le public en chœur, excellentes pour le cabinet. C’est un magistrat de province25, galant commentateur de Cicéron. C’est un intendant des finances26. C’est enfin un auteur qui, en se donnant pour traducteur d’un fameux poème27, a fait voir qu’il pouvait y avoir des amateurs des muses même dans le sépulcre de la chambre des comptes28.

La seconde classe contient les beaux esprits de profession.

Écoutons ce cygne mourant29 consacrer ses derniers soupirs à Atropos, chaste sœur du président d’un saint concile.

Honorons le spirituel auteur de Nitédis30, qui vient d’habiller si heureusement Achille en berger.

Souhaitons la vie éternelle au précieux défenseur de la religion chrétienne31.

Élevons des autels au modeste auteur du Glorieux32, de là voix duquel les théâtres de campagne retentissent encore.

Salamec à l’auteur des lettres chrétiennes d’Usbeck et du savant et agréable traité de la Grandeur et de la décadence des Romains33.

Versons des larmes de sang en l’honneur du tragique chartreux qui est ici par procureur34, et qui sait si bien louer les héros.

Mais augmentons leur liste d’une accolade de traducteurs35, dont le dernier est si connu sous le nom de Mathanasius36 ; de l’écrivain solide, poli et intéressant qui vous sert de secrétaire37 ; du léger, du gracieux continuateur de vos annales38, que la calomnie de ces derniers temps a voulu accuser de pléonasme39. C’est de vous, messieurs, que je tiens ce grand mot.

Ajoutons-y l’apologiste du système40, qui doit vous donner incessamment les anecdotes secrètes et anciennes des flagellants, et l’ingénieux auteur du poème des Chats41, Mercure disgracié d’un chaste abbé restaurateur de l’arche de Noé.

Je tombe enfin, messieurs, dans la dernière classe, qu’on peut nommer celle des jetonniers par excellence. Ceux qui la composent ne sont point fils de leurs œuvres. Leur mérite n’est point affiché, et, pour me servir de l’expression naturelle du plus joli et du plus infatigable diseur de riens42, ils n’ont qu’un esprit bon à lire dans l’Université, où quelques-uns ont été assez heureux pour faire des éducations43 : mais ce sont eux qui sont chargés d’étaler le noble orgueil académique. Ils sont, pour ainsi dire, boursouflés de ce rare dépôt, et leurs noms ne sont ignorés que de ceux qui ne lisent pas l’Almanach royal.

Tirons cependant de la foule un pieux chevalier44, qui sait débiter avec tant d’emphase les sublimes harangues du curé de l’Opéra45, et qui ne pourra être remplacé ici que par un autre chevalier46 aussi noble, aussi amateur du bien public, et aussi connaisseur que lui ; je vous en tire aussi, vous, qui fûtes jadis honoré des faveurs de plusieurs abbés philosophes47, d’un, entre autres48, dont le digne neveu49 trouva des charmes dans mon mari.

Voilà, messieurs, ceux que j’ai cru devoir respecter. Le même uniforme de l’hôpital, dont j’aurais été revêtue, vous aurait couverts de honte. Ce n’est pas qu’avant de sortir de France je n’aie tenté toutes les voies de raccommodement. J’ai eu l’honneur d’écrire à M. le duc de Gêvres : j’aurais dû, il est vrai, aller le voir ; je suis d’un sexe qui l’a toujours trouvé si flexible ! A mon défaut, je lui ai député mon mari ; mais, comme il a peu d’esprit, il ne put persuader ce seigneur de commuer ma peine en celle du For-1’Évêque. Il fut plus heureux pour lui-même50, et j’ai appris depuis qu’un grave intendant avait presque conduit par la main, dans cette prison, une des plus belles voix de l’Europe51. J’avais dessein d’envoyer à M. le duc de Gesvres, un marquis52, la fleur des héros du royaume, que les scrupules de sa conscience délicate empêchent d’aller à la guerre, et qui se cacha jadis à la vue des ennemis, de crainte que sa valeur ne l’emportât à violer le cinquième commandement de Dieu ; mais, comme ses créanciers ne lui laissent la liberté de sortir que les dimanches, il ne m’a pas été possible de me servir de la langue de cet adroit médiateur. Il aurait parlé à mon supérieur irrité, avec cette éloquence naturelle qui lui méritera une place parmi vous, et qu’il cultive dans la meilleure compagnie du monde53. L’amour, le tendre amour, qui le tient depuis si longtemps attaché à mon char, et enchanté à mes genoux, pour donner plus de force à ses paroles, aurait mis sur sa langue le feu que j’ai allumé dans son cœur, et, comme il est capable de miracles, il aurait échauffé monseigneur le duc de Gêvres.

C’est à vous, messieurs, qu’est réservé le grand oeuvre de l’émouvoir, à vous particulièrement, monsieur l’archevêque de Sens. Employez, en ma faveur, un peu de cette onction attendrissante que vous avez répandue dans votre roman54. Vous n’avez point craint de la prostituer, en faisant, en pleine Académie, l’éloge du valet d’un de vos confrères55. Pour vous mettre en état de le faire efficacement, je vais vous détailler les chefs d’accusation qu’on forme contre nous, et vous fournir, de mon mieux, mes moyens de défense.

Ce qu’on nous reproche, messieurs, c’est une noble fierté que le vulgaire, mauvais définiteur, appelle insolence. Le Grand, et tant d’autres qui ont eu les prémices de mes charmes, ne m’avaient pas accoutumée, il est vrai, à tant d’orgueil ; mais je l’ai eu pour douaire, quand je suis entrée dans la maison des Quinault, héritière, en cela, de la maison des Dancourt56. Eh ! comment ne nous pas méconnaître ? nous sommes tous les jours empereurs, princes, reines et infantes : dans nos foyers, l’enchantement continue. Nous voyons à nos pieds les trois ordres du royaume, sans y comprendre ce que l’étranger nous envoie de plus délié. L’illusion nous suit chez nous. Ne dites pas que c’est un hommage qui est moins rendu à nous qu’à la beauté. J’ai encore quelques restes de gentillesse ; mais ma belle-sœur57, mais ma cousine58, ne sont-elles pas des monstres en toutes façons ? Le caprice fait leur mérite et leur attire des adorateurs. Comment ne pas perdre la tête, quand on voit s’oublier un prince d’une illustre maison, un duc d’une antique race ultramontaine, un marquis du noble sang de Saint-Pavin, jusqu’à courir avec elles le bal, déguisés, le premier en gille, le second en pantalon et le troisième en bourgeois-gentilhomme, pour nous faire voir qu’ils ne méprisent pas notre moulinage ?

Que serait-ce, messieurs, si je vous contais qu’il se fait chez elles, comme jadis à l’hôtel de Rambouillet59, des cercles de sentiments ! On y agite tantôt l’estime, tantôt l’amitié, et on y apprécie la vraie grandeur d’âme. On y disserte de la religion. On y épuise la libéralité. On y effleure l’amour, et on n’y alarme point la pudeur. Ma belle-sœur et ma cousine disputent, je ne sais qui décide ; et les seigneurs susdits, et autres, écoutent et applaudissent. Nos pères, nos maris, nos frères, sont témoins des plus tendres caresses qu’on nous fait. Honorés, par notre canal, de l’alliance des premiers de l’État, peuvent-ils se défendre d’un peu de vanité ? Et l’honneur que vous venez de nous faire, en confondant votre corps avec le nôtre, est-il propre à nous corriger, et à nous inspirer l’humilité et l’abaissement, tandis que vous les défendez à ceux même d’entre vous à qui ils feraient du moins un mérite. Serons-nous plus capables de modestie, quand le bref que nous attendons de Sa Sainteté60 aura levé l’excommunication lancée contre nous depuis tant de siècles ; quand l’Église nous traitera comme le reste de ses fidèles, pendant et après notre vie, et quand nous verrons, sans doute, nos maris et nos camarades élevés à l’échevinage ou être, au moins, marguilliers de leur paroisse.

Le second reproche qu’on nous fait est notre peu de politesse envers les auteurs. Nous tenons d’eux, dit-on, le pain que nous mangeons, et notre mémoire nous fait briller à leurs dépens. Dans le monde, cependant, nous les déchirons à qui mieux mieux. Ce manque d’égard et de reconnaissance est plus leur faute que la nôtre : que ne nous traitent-ils en maîtres et non pas en esclaves. Leur humilité, et les bassesses mêmes de quelques-uns, font notre hauteur.

Le troisième grief qu’on nous impute, est le peu d’attention que nous apportons à plaire au public. S’il n’est pas nombreux, nous représentons, pour ainsi dire, en bonnet de nuit, nous ne nous donnons pas la peine de nous habiller, et nous lui manquons de respect à chaque instant. Ces irrévérences, que les Italiens ont introduites et qu’on souffre chez eux par pitié, ont été hasardées sur notre théâtre, d’abord les dimanches, avec succès. Pourquoi un parterre plus sensé ne nous fait-il pas entendre son correctif ? Nous serions déjà rentrés dans notre devoir.

Enfin, on se plaint : 1° que le peu que nous sommes d’acteurs et d’actrices passables, nous ne jouons jamais, et que nous accablons le public de pièces usées. Il est vrai que ces plaintes ne sont pas sans fondement. Mon mari, en haine de ses créanciers, ne veut rien étudier ; ma belle-sœur ne représente pas vingt fois dans une année ; et ma cousine, que ses grimaces et sa figure ont condamnée à ne jouer que des furies, veut paraître dans les rôles tendres. 2° Que nous faisons souvent manquer les pièces affichées ! Qu’on s’en prenne aux seigneurs qui nous arrachent aux plaisirs du public pour faire les leurs. Nous trouvons dans leur commerce une utilité que la comédie ne nous produit plus, depuis que MM. les gentilshommes de la chambre, par une profondeur de jugement qu’il n’est pas possible de sonder, surchargent la compagnie de mauvais sujets en dépit du parterre. Ils sont obligés de les chasser peu après, et nous de leur payer, par ordre, une pension qui n’est légitimement acquise qu’après vingt ans de services, ou par des infirmités marquées. Je ne veux, pour exemple, que la demoiselle La Traverse61, Bercy, et bientôt Fierville. Tout le monde sait qu’il y a plus de cinq ans que la vieille Duchemin n’a paru, au grand contentement du parterre qui ne pouvait plus la supporter. Cependant, de par M. le duc de Gêvres, elle partage journellement avec nous. Elle est censée jouer actuellement, de même qu’il est réputé présent à ces jeux62, où il partage si honorablement les dépouilles de cent misérables.

Voilà, messieurs, les matériaux de ma justification ; c’est à vous de les rendre solides et inaltérables, par le ciment de votre éloquence ordinaire. J’espère que j’en sentirai bientôt les effets ; mais, quel qu’en soit le succès, soyez tous persuadés, en général et en particulier, qu’en quelque lieu où les destins me promènent, je vous serai toujours intimement et inviolablement attachée, et que je mourrai chargée du titre glorieux de votre associée.

 

J’ai l’honneur d’être, avec cordialité,

Messieurs et très chers confrères,

Votre très humble et très obéissante servante
 et consœur.

Signé de Seine, femme de Quinault-Dufresne. 

 

En Flandre, ce 9 mars 1735.

 
  • 1. Fin de titre : au sujet de la lettre de cachet décernée contre elle sur la réquisition de Mrs les premiers gentilshommes de la Chambre (F.Fr.15140) - Autre titre : Lettre de Mlle de Seine, comédienne ordinaire du Roi, à Messieurs de l'Académie française au sujet de la lettre de cachet décernée contre elle, sur la réquisition de MM. le premiers gentilshommes de la Chambre (F.Fr.15034)
  • 2. Ce qui a donné lieu à cette lettre supposée écrite par Mademoiselle de Seine, c’est que Mademoiselle Balicourt ayant obtenu par le crédit des quatre premiers gentilshommes de la chambre de jouer le rôle de Pénélope que la De Seine prétendait lui appartenir, elle en écrivit à M. le cardinal de Fleury et à M. le duc de Gesvres des lettres si insolentes que le Roi donna une lettre de cachet pour la faire mettre à l’Hôpital. M. le duc de la Trémouille l’en ayant fait avertir, elle se cacha jusqu’à ce que les supplications et les lettres les plus humbles eussent obtenu la révocation de la lettre de cachet. On feint ici qu’elle se retira à la Haye d’où on lui fait écrire cette lettre (Arsenal 3133).
  • 3. Le duc de Gesvres exilé pour avoir présenté au Roi un mémoire contre le ministre
  • 4. Le duc de la Trémoille sur le corps duquel passa tout son régiment en Italie.
  • 5. Les vers étaient adressés à M. Roy et d'autres à Poisson, auteur d'Epiménide.
  • 6. Le duc d'Aumont et le duc de Rochechouart-Mortemart.
  • 7. C'est-à-dire comme on dit d'un menteur qu'il est tout plein de vérités, parce qu'il ne lui en sort jamais une.
  • 8. Le cardinal de Fleury à la réception de Crébillon, l'un des académiciens. L'Académie fit placer honorablement les Comédiens-Français qui vinrent pour l'entendre, et par reconnaissance, la Comédie députa le lendemain deux de la troupe pour faire leur remerciement à l'Académie et leur offrir l'entrée chez eux, laquelle accepta et plusieurs des membres en usent journellement.
  • 9. Le cardinal de Rohan-Soubise, grand aumônier de France, qui fut fait conseiller du Conseil de Régence pour disputer le pas au Chancelier, afin que le cardinal Dubois prit ensuite séance sur le même Chancelier.
  • 10. Le cardinal de Polignac.
  • 11. Languet de Gergy, archevêque de Sens.
  • 12. Edme de Mongin,évêque de Bazas.
  • 13. Massillon, amant de la marquise de l'Hôpital, évêque de Clermont.
  • 14. Michel-Celse Roger de Bussy-Rabutin, évêque de Luçon.
  • 15. Jean-Baptiste Surian, évêque de Vence, qui endormit le Parlement dans son oraison funèbre de Victor de Sardaigne. Le vice-Dieu est le Pape.
  • 16. Charles d'Orléans de Rothelin, cité par Voltaire dans le Temple du Goût.
  • 17. Jean-Paul Bignon, abbé de Saint Quentin.
  • 18. Victor-Marie, maréchal d'Estrées.
  • 19. Le duc de Richelieu qui vient d'épouser Mlle de Guise.
  • 20. Paul-Hippolyte de Beauvillier, duc de Saint-Aignan, ambassadeur à Rome.
  • 21. Le duc de Villars, fils du maréchal.
  • 22. Marie-Joseph de Beaupoil, marquis de Saint-Aulaire. La princesse est la duchesse du Maine.
  • 23. Le président Portail dans le lit duquel mourut le Président Lambert de Torigny, amant de sa femme.
  • 24. Le Président Hénault.
  • 25. Bouhier, président au parlement de Dijon.
  • 26. Amelot de Chaillou.
  • 27. Dupré de Saint-Maur se disant traducteur du Paradis perdu de Milton
  • 28. Il y a à la chambre des Comptes un souterrain où les titres de tout le royaume périssent dans la poussière, et ce souterrain est appelé le Sépulcre
  • 29. Bernard Le Bovier de Fontenelle.
  • 30. Antoine Danchet.
  • 31. L’abbé Claude-François Houtteville.
  • 32. Philippe Néricault-Destouches, jadis comédien de campagne, dit ordinairemen en parlant de lui, Moi et Molière.
  • 33. Le président de Montesquieu, auteur des Lettres persanes.
  • 34. Prosper Jolyot de Crébillon, dont on dit que les pièces sont d'un chartreux.
  • 35. L’abbé Nicolas Gedoyn.
  • 36. Mirabaud, suivant le Dictionnaire des ouvrages anonymes.
  • 37. L’abbbé Dubos.
  • 38. Pierre-Joseph Thoulier, abbé d'Olivet, ex-jésuite.
  • 39. Il vient d'avoir une tracasserie avec un libraire.
  • 40. L’abbé Terrasson.
  • 41. Paradis de Moncrif.
  • 42. Marivaux.
  • 43. Adam, secrétaire des commandements et ancien précepteur des princes de Conti.
  • 44. Jean Rolland-Malle, chevalier de Saint-Michel, directeur du Dixième.
  • 45. L'abbé Simon-Joseph de Pellegrin.
  • 46. Nolasque Convay, chevalier de l'ordre du Christ, fils d'un épicier.
  • 47. Pierre-Joseph Alary, fils d'un apothicaire.
  • 48. Abbé D'Anjeau et l'abbé de la Rochefoucault, le dernier lui a laissé une pension de 1000# et le premier lui a donné le prieuré de Gournay.
  • 49. Philippe Egon, marquis de Courcillon, neveu de l'abbé d'Anjeau.
  • 50. Dufresne fut mené en prison pour avoir demandé à sortir de la Comédie.
  • 51. Mademoiselle Le Maure, chanteuse de l'Opéra.
  • 52. Louis de Mailly, troisième du nom, marquis de Nesle, père de madame de Châteauroux.
  • 53. Il ne voit que des comédiens.
  • 54. La Vie de la vénérable Marie Alacoque.
  • 55. L'archevêque Languet avait fait, dans une réponse académique, l'éloge de Barjac, valet de chambre du cardinal de Fleury.
  • 56. La famille de Rancourt était fort insolente.
  • 57. Jeanne-Françoise Quinault, sœur de Dufresne.
  • 58. Mademoisellede Valicourt.
  • 59. On sait qu'à l'ancien hôtel de Rambouillet on s'occupait de jolies fadaises.
  • 60. On dit que le duc de Saint-Aignan, ambassadeur de France à Rome, sollicite un bref du pape.
  • 61. La Demoiselle Duclos qui a épousé le jeune Duchemin.
  • 62. Les jeux tenus par le duc de Gesvres, dans son hôtel.

Numéro
£0267


Année
1735

Notes

Le décryptage de tous les sous-entendus sont empruntés au Chansonnier Clairambault et à la version du Journal de Barbier (éd. Charpentier de 1858), t.III, Appendice, p.576-784.


Références

Maurepas, F.Fr.12633, p.385-98 - F.Fr.12500, p.355-66 - F.Fr.15034, p.13-24 -F.Fr.15147, p.291-317 -  BHVP, MS 665, f°24v - Barbier, III, 577-584 - Arsenal 3133, p.321-335 - Imprimé

Mots Clefs
Jansénisme, Revue de la hiérarchie épiscopale dans le style janséniste, de tous les littérateurs du moment, moeurs théâtrales, Languet de Gergy