Condamnation de Dulis et Jonville à être roués, Mlle Pelissier

Condamnation de Dulis et Jonville à être roués


François Dulis, juif, d’une richesse immense, demeurant à Amsterdam, était venu à Paris ; il y devint amoureux de la Dlle Pelissier, actrice de l’Opéra ; il réussit auprès d’elle avec son argent, et ensuite elle s’en dégoûta et lui préféra le Sr Francoeur, violon de l’Opéra. Elle retint en même temps les diamants qu’il a prétendu ne lui avoir été que prêtés, pour raison de quoi il lui a intenté procès qui n’a point eu de suite.

Ce juif, lequel est de Bordeaux, y a été baptisé et s’appelle de son nom de famille Lopis, a été piqué au dernier point du procédé de cette femme et des discours qu’on lui a mandé que tenait le Sr Francoeur qui se vantait d’avoir partagé avec lui les faveurs de la Pelissier, dans le temps qu’il faisait une prodigieuse  dépense pour elle.

Il fit partit  d’Amsterdam où il  était retourné un de ses gens pour faire périr sous le bâton le dit Francoeur et défigurer la Pelissier en lui faisant jeter une bouteille d’eau forte sur le visage.

Cet homme ne pouvant exécuter seul ce qu’il avait promis chercha des complices qui ont fait découvrir son mauvais dessein. Il a été poursuivi par arrêt du 8 mai 1731 ; il a été condamné à être rompu, ce qi a été exécuté et son maître a subi une pareille peine en effigie.

Cet arrêt a donné lieu à la chanson qui suit1.

  • 1. Les deux premiers couplets de $720.

Numéro
£0084


Année
1748


Références

F.Fr.13659, p.383-84

Mots Clefs
Condamnation de Dulis et Jonville à être roués, Mlle Pelissier