Catalogue des livres nouveaux distribués par M. Dufay pour l'année 1717

 

Catalogue des livres nouveaux distribués par M. Dufay pour l’année 1717

 

Nouveau traité des révolutions de Jacques II, par M. l’abbé Dubois, dédié à Mgr le duc d’Orléans1.

Traité de l’amour du bien public par M. d’Antin2, dédié à M. de Noailles3.

Réflexions sur la vie des pères du Désert par M. l’archevêque de Cambrai4, dédié à M. le  cardinal de Rohan5.

Traité du mépris qu’on doit faire des bienséances en amour, mis au jour par Mme la duchesse de Saint-Aignan, dédié à Madame la duchesse, sa mère6.

Ancien traité du mérite des bons auteurs tant de la Comédie que de l’Opéra, par Mme la duchesse de Gesvres, dédié à Madame la maréchale de Villars7.

Traité de l’extrême ennui, de l’indifférence forcée par Mme de Rupelmonde, dédié à Mme la maréchale d’Estrées.

Traité des agréments de la nouveauté [des égarements de l’amour] et des charmes de l’inconstance par Mme la comtesse d’Evreux à Mme de Maillebois.

Traité du respect des égards qu’on doit aux princes et aux princesses de sang par M. le chevalier de Rohan, dédié à M. de Richelieu8.

Traité des avantages qu’on tire en s’élevant au dessus de sa condition par le commerce du grand monde, mis en lumière par Rousseau, dédié à Nointel9.

Traité du choix des compagnies et sociétés des dames par M. de la Trimouille, dédié à M. le duc d’Aumont10.

Traité de la fine coquetterie pratiquée dans les provinces par Mme de Brillac, dédié à Mme de Sabran11.

Traité des douceurs du cocuage par M. de Monasterol, dédié à M. de Nesle12.

Traité de la méthode d’accorder plusieurs amants et de les faire vivre ensemble avec cordialité par Mme la Présidente Maisons, dédié à Mme de Montbazon13.

Traité du plus fin putanisme par la présidente Fillon, dédié à Mme de Roye.

Traité de la modération des désirs et de la parfaite continence par Mme de Sessac, dédié à Mme la duchesse de Berry14.

Dispute rédigée en discours familiers sur la noblesse et extraction par Mme de Jonsac, dédié à Mlle Haran15.

Avertissement pour la jeunesse de la manière dont on entre et sort de chez M. Castet, par Mme de la Trimouille, dédié à M. le prince Montauban, avec une seconde édition sous la presse16.

Réflexion sur la honte où jette la bassesse d’un choix indigne avec une petite nouvelle écrite à la main, venant agréablement au sujet, par Mme de Locmaria17 dédié à Mme de Verrue18.

Nouvelles postures et l’Arétin par la présidente Fillon, dédié à Mme la Duchesse la jeune.

L’éducation des filles, par Mlle de Charolais, dédiée à Madame la duchesse la mère.

La vie des vieilles coquettes, par Mme la Présidente Montferrand,  dédié à Mme Sessac19.

Tableau de l’amour considéré dans l’état du mariage, par Mlle Duras, dédié à Mlle Choiseul20.

Traité de l’impuissance par M. Dansesure, nouvellement revu et corrigé par M. de la Rochepot et approuvé par M. de Gesvres21.

La vie des brigands par M. le chevalier de Bouillon, dédié à M. le chevalier de Luynes22.

Examen ou essai des trois Etats du royaume, par Mme la maréchale d’Estrées.

La pratique du théâtre, par Mme de Mimeurs, dédié à M. de Courcillon23.

Les comptes de La Fontaine, nouvelle édition, dédiée à M. Desmarets.

Tableau de la mansuétude et de la sobriété par le Docteur Chopineau, aumônier de la chambre de justice.24

Le Diable ermite, nouvelle allégorique composée par le comte Pontchartrain, dédié à MM. D’Argenson25.

La clef des cœurs, ou le secret de se faire aimer par M. le duc de Guiche, président du conseil de guerre, nouvelle édition augmentée du tiers par M. de Louvigny, son fils26.

Différentes pièces à l’usage du clergé, recueillies par Mme la marquise de Charost sur les manuscrits de la bibliothèque du Roi27.

Traité des plaisirs [des faiblesses] de l’amour par M. le marquis de Gesvres, dédié à M. le duc de Saint-Simon.

Traité de la vérité par M. le comte d’Uzès, dédié à M. le duc d’Elbeuf.

Traité de la sobriété et sûreté dans le commerce par Mme de Coligny, dédié à M. l’abbé de Bussy.

Traité de l’honnête homme par M. le duc du Maine, dédié à M. le premier président28.

Le véritable Sbrigani29, pièce italienne jouée au Palais-Royal pendant tout l’hiver en présence de S.A.R. par les grands comédiens.

Traité des vertus ou l’on fait voir l’analyse de la mansuétude et de la sobriété par le Docteur Chopinot30.

L’abrégé de la vie du roi Louis XIV, par le duc de Noailles, dédié à M. le duc d’Orléans31.

Le putanisme voilé de la fine bigoterie fait par Mme Danceny, dédié à la maréchale d’Estrées32.

Le putanisme dévoilé, par Mme la marquise de Roye, dédié à Madame la duchesse de Berry33.

Traité de la sobriété, par Mme de Listenay, dédié à M. de Chabanais34.

Traité des mauvaises paroles et des discours impertinents, dédié à Mme la princesse de Conti la mère35.

Méthode facile pour faire d’éloquentes dépêches par M. Pecquet, dédiée à MM. du conseil des affaires étrangères.

Traité du pur amour par M. le maréchal d’Uxelles, dédié à M. le cardinal de Rohan.

Manière de négocier heureusement et sans intérêt par M. l’abbé Dubois, dédié à M. Stanhope.

Traité de la religion et de la probité par M. le Premier Président (M. de Mesmes), dédié à MM. le cardinal de Rohan et à M. le maréchal d’Uxelles.

 

 

  • 1. Régent sous Louis XV qui renversa tout le système du gouvernement.
  • 2. Il ne songeait qu’à faire ses affaires aux dépens de tout.
  • 3. Il sacrifiait tout à son ambition et à ses idées chimériques.
  • 4. M. de Fénelon retiré dans son diocèse depuis son affaire pour le quiétisme.
  • 5. Il songeait aussi, après la mort du roi Louis XIV à se retirer, son parti ayant absolument le dessous.
  • 6. Ni l’une ni l’autre n’observaient nulle mesure quand il était question de satisfaire leurs plaisirs.
  • 7. La première aimait un comédien et l’autre était folle d’un chanteur fameux de l’Opéra.
  • 8. Ils avaient tous deux parlé fort insolemment à M. le prince de Conti et lui avaient même manqué de respect dans un spectacle.
  • 9. Garde du Trésor royal et trésorier de l’extraordinaire des guerres, il se donnait des airs de petit-maître, avait un équipage de chasse à moitié de frais avec M. le duc dont il était, à cause de son ridicule, une espèce de favori. On l’appellait par dérision Court Colet, à cause de son col court et parmi les seigneurs, il n’était pas nommé autrement, même parlant à lui.
  • 10. L’un et l’autre voyaient très mauvaise compagnie.
  • 11. Mme de Brillac, première présidente de Bretagne, amie de Mme de Sabran, femme très coquette, maîtresse du Régent, 7 ou 8 fois l’an.
  • 12. Les deux plus grands cocus du royaume, le dernier avait un grade sur l’autre par les soins de M. le Duc.
  • 13. La dernière surtout avait trouvé le secret de rendre amis intimes et inséparables son mari, M. de Rohan et M. du Gordage.
  • 14. Elles ne gardaient plus de mesure.
  • 15. Elles eurent dispute ensemble au bal de l’Opéra à l’occasion du prince de Conti et se reprochèrent leur naissance. [Toutes deux maîtresses de M. le prince de Conti, l’une fille de Hainault, fermer général, et l’autre fille de l’Opéra].
  • 16. Elle avait eu publiquement la vérole que lui avait donné son mari. Le prince de Montauban était bien avec ellle.
  • 17. Gluc. Le fils est son amant.
  • 18. Elle a chez elle un valet de chambre à qui elle accorde ses faveurs.
  • 19. Toutes eux veulent faire les jeunes.
  • 20. L’une et l’autre avaient eu des enfants.
  • 21. Tous trois impuissants.
  • 22. Deux espèces de bandits vivant dans la crapule et la débauche outrée.
  • 23. Elle aimait un comédien, et lui dirigeait la comédie.
  • 24. M. Rouillé du Coudray.
  • 25. Ministre de la marine, forcé de se démettre de sa charge, s’étant rendu odieux par ses injustices, sa mauvaise foi et son caractère malfaisant sous le règne de Louis XIV.
  • 26. Ils étaient tous deux aussi gauches et aussi maussades l’un que l’autre.
  • 27. L’abbé de Louvois est son amant.
  • 28. On les accusait tous deux de fausseté.
  • 29. Au sujet de la Constitution par le cardinal de Noailles.
  • 30. M. Rouillé, un des commissaires nommés pour les taxes des gens d’affaires. C’était un homme injuste, violent, n’agissant que par humeur, et le plus grand ivrogne qui fut dans le royaume. Il s’était montré très ivre dans un bal où il avait dégueulé, ce qui lui avait fait donner le nom du docteur Chopinot, son habit de masque étant celui du docteur de la comédie.
  • 31. On l’accusait d’avoir avec le régent précipité la vie du roi.
  • 32. Elles cachaient souvent leurs intrigues sous le voile de la dévotion.
  • 33. La dernière surtout avait levé le masque.
  • 34. Ils s’enivraient souvent ensemble.
  • 35. Elle était folle et bizarre.

Numéro
£0033


Année
1717

Notes

Une centaine de titres


Références

Clairambault, F.Fr. 12696, p. 267-72 -Maurepas, F.Fr.12629, p.73-77 -  F.Fr.9351, f°223v-224v (ordre différent) - Arsenal 2961, p.395-97 (dans un ordre différent) - Arsenal 3132, p.293-94

Mots Clefs
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